Polaris Book Club
Bienvenue à vous, nouveaux membres du Polaris Book Club ! Ici, nous organiserons notre lecture commune, nos rencontres et partagerons notre expérience de lecture en découvrant des exclusivités sur le livre choisi…
La musique a, depuis toujours, été un levier de découverte d’univers, de milieux et de domaines très distincts dans mon existence. Un univers restait encore éloigné de ma carrière musicale, celui de la littérature…
Sarah Oling m’a ouvert cet espace alors peu connu, puisque mon saxo accompagnera dès le mois d’octobre la mise en lumière de son roman, Le Naja d’Émeraude qui est une invitation à un voyage dans cette Inde complexe, mystérieuse, envoûtante, cette Inde des colonies françaises.
Ce roman est une passerelle entre deux mondes artistiques, qui prendront vie lors d’événements « Saxo & Voix », puisque Sarah et moi-même travaillons déjà à la création de ce concept unique pour nous. Je vous dévoile cet enregistrement réalisé pour le Polaris Book Club par @mynameisjojo dans les studios de @finallymusicproductions à Genève.
Oliver Martin Sax
Quel lien as-tu avec l'écriture
Métamorphoses - La première de « Métamorphose » eut lieu le 2 décembre 1942, dans les jardins de la résidence du gouverneur. Des représentants de la France Libre œuvrèrent pour que le spectacle se fît, en hommage à Louis Bonvin. Déchu de sa nationalité française par le gouvernement de Vichy, il avait été condamné à mort par contumace. Nommé membre du Conseil de défense de l’Empire français, c’était depuis Londres qu’il veillait désormais sur Pondichéry. Pour Taran Arundel, présenter « Métamorphose » là même où il avait failli perdre la vie, en hommage à un homme qui l’avait beaucoup soutenu, était de bon augure. Son astrologue le lui avait d’ailleurs affirmé. Les danseurs du Naja d’émeraude, eux, étaient plus réservés. Le 14 juillet 1938 demeurait prégnant dans l’esprit de chacun. Le spectacle et le public étaient pourtant différents. La guerre avait en effet décimé les rangs de la communauté occidentale. Le temps n’était plus aux mondanités. Des soldats armés patrouillaient autour de la résidence. Marty et Ben, les deux éléphants, n’avaient pas été admis dans les jardins, pour des raisons de sécurité. C’était décidément une bien étrange atmosphère, pour la première d’un spectacle annoncé comme flamboyant et novateur. Derrière le trishila, treize danseurs, le cœur battant, se préparaient en silence. Pour deux âmes en particulier, l’enjeu était immense ; la détermination à être admises dans la troupe également. De toute évidence, les dieux n’allaient pas apprécier ! Violant toutes les traditions du Kathakali, Taran avait cédé : Adénora et Maélie, costumées, s’apprêtaient à entrer en scène. Impossible de les reconnaître sous les masques.
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Progression de lecture...
La boîte à questions
Voici une nouvelle recette gourmande des Indes.
Le thé Chai
Ingrédients traditionnels pour 6 personnes :
– 2 L d’eau
– 600 ml de lait (végétal ou animal)
– 150 g de thé noir
– 2 c. à s. de gingembre frais râpé
– 2 c. à c. de cannelle moulue
– ½ c. à c. de clous de girofle moulus
– 1 pincée de poivre noir moulu
– 1 pincée de noix de muscade moulue
– 1 fleur de badiane
– 10 capsules de cardamome
– 125 g de sucre
Préparation
• Mettre l’eau à bouillir avec le thé, le gingembre, la cannelle, le poivre, la noix de muscade, les clous de girofle moulus, la badiane et les capsules de cardamome 10 à 15 minutes.
• Ajouter le lait et le sucre. • Mélanger jusqu’à frémissements puis ôter du feu et laisser infuser 5 minutes. • Filtrer et servir.
Pondichéry de nos jours
Histoire de Pondichéry
En 1673, la Compagnie française des Indes orientales fondée par Colbert, nous sommes sous le règne de Louis XIV, acheta un village au sultan de Bijapur, sur la côte du Coromandel. C'est un des rares lieux non encore occupés par les Anglais, ou les Portugais, arrivés les premiers dès 1521, avec Vasco de Gama, puis suivis par les Hollandais en 1618, les Danois en 1624 . Et bien avant, les Grecs et les Romains commerçaient déjà dans la région Le 1er comptoir français est créé en 1686 et prend son essor en 1700 grâce à Dupleix. Il fut suivi de Chandernagor en 1688, puis Mahé en 1721, Yanaon en 1731 et Karikal en 1739. Entre-temps, les Hollandais reprirent la ville (200 habitants à l'époque) en 1693, et tracèrent les rues suivant un plan en damier. François Martin racheta la ville aux Hollandais et il y fit construire un fort à la Vauban (le fort Saint-Louis), achevé en 1706. La ville est rasée par les Anglais en 1761, et reconstruite par les Français en 1763. 40 années de guerre ont fait que, par trois fois, Pondichéry repasse sous la domination anglaise, puis française. et définitivement française en 1815. Le comptoir restera français jusqu'en 1954, où il fut rétrocédé à l'Inde, avec Yanaon et Karikal, sur la côte de Coromandel, Mahé sur la côte de Malabar et Chandernagor au Bengale. Le traité a été signé par le Général de Gaulle et Nehru en 1962. (lors de la proclamation de l'indépendance de l'Algérie). Mais au contraire des autres colonies, les comptoirs n'étaient pas des conquêtes militaires, mais des arrangements commerciaux avec les populations et gouvernements locaux. Lors de la scission, les habitants eurent le choix de rester français ou indiens. 5000 familles tamoules firent le choix de demeurer françaises, elles sont 7000 actuellement...
Pondichéry de nos jours : Les Français de Pondichéry font souvent une carrière en France (dans l'armée, ou l' administration ...) et reviennent perpétuer la tradition et le mode de vie "à la française" dans ce coin de l'Inde. L'aspect de la ville de Pondichéry est à peu près tel qu'il fut dans les années 1930.