Polaris Book Club

Bienvenue à vous, nouveaux membres du Polaris Book Club ! Ici, nous organiserons notre lecture commune, nos rencontres et partagerons notre expérience de lecture en découvrant des exclusivités sur le livre choisi…

Comme l'étoile de Sterenn

La musique a, depuis toujours, été un levier de découverte d’univers, de milieux et de domaines très distincts dans mon existence. Un univers restait encore éloigné de ma carrière musicale, celui de la littérature…
Sarah Oling  m’a ouvert cet espace alors peu connu, puisque mon saxo accompagnera dès le mois d’octobre la mise en lumière de son roman, Le Naja d’Émeraude qui est une invitation à un voyage dans cette Inde complexe, mystérieuse, envoûtante, cette Inde des colonies françaises.
Ce roman est une passerelle entre deux mondes artistiques, qui prendront vie lors d’événements « Saxo & Voix », puisque Sarah et moi-même travaillons déjà à la création de ce concept unique pour nous. Je vous dévoile  cet enregistrement réalisé pour le Polaris Book Club par @mynameisjojo dans les studios de @finallymusicproductions à Genève.

Oliver Martin Sax

agenda Mere 1965

Quel lien as-tu avec l'écriture

Écrire, dit-elle. Tenter de se définir, comme auteure, en quelques phrases lumineuses, sans flatter son seul ego, est un exercice périlleux… D’autre part, se définir, c’est s’enfermer dans un cadre de mots, or, premier élément sur moi, j’ai une profonde aversion pour tous les enfermements ! Mais alors… Écrire ? Pour tenter de dire combien cet acte-là me fut salvateur ? Ces mots qui dansaient dans ma tête… Les lâcher ? Comme ces chevaux de Przewalski, infiniment libres et indomptables ? Auteure, certes, et cependant, conviant en des nuits fiévreuses, ces doutes récurrents sur ma légitimité à me prétendre à même de concevoir une partition de mots, si harmonieuse, qu’elle apaiserait ma fièvre ? Qu’écrire, qu’écrire, sur l’acte même, à vous qui vous apprêtez à découvrir ce récit flamboyant, aux couleurs d’une Inde que j’ai convoquée sur divers aspects, historiques, mystiques, mystérieux, envoutants, dangereux, et infiniment puissants ? Peut-être, paraphrasant Lewis Carroll et son gâteau magique, juste ceci : « Lisez-moi » ! Ainsi, il n’y aura plus que l’authenticité d’une possible rencontre. Une autrice sans lecteurs n’est rien d’autre qu’un magicien privé de tous pouvoirs…

Métamorphoses - La première de « Métamorphose » eut lieu le 2 décembre 1942, dans les jardins de la résidence du gouverneur. Des représentants de la France Libre œuvrèrent pour que le spectacle se fît, en hommage à Louis Bonvin. Déchu de sa nationalité française par le gouvernement de Vichy, il avait été condamné à mort par contumace. Nommé membre du Conseil de défense de l’Empire français, c’était depuis Londres qu’il veillait désormais sur Pondichéry. Pour Taran Arundel, présenter « Métamorphose » là même où il avait failli perdre la vie, en hommage à un homme qui l’avait beaucoup soutenu, était de bon augure. Son astrologue le lui avait d’ailleurs affirmé. Les danseurs du Naja d’émeraude, eux, étaient plus réservés. Le 14 juillet 1938 demeurait prégnant dans l’esprit de chacun. Le spectacle et le public étaient pourtant différents. La guerre avait en effet décimé les rangs de la communauté occidentale. Le temps n’était plus aux mondanités. Des soldats armés patrouillaient autour de la résidence. Marty et Ben, les deux éléphants, n’avaient pas été admis dans les jardins, pour des raisons de sécurité. C’était décidément une bien étrange atmosphère, pour la première d’un spectacle annoncé comme flamboyant et novateur. Derrière le trishila, treize danseurs, le cœur battant, se préparaient en silence. Pour deux âmes en particulier, l’enjeu était immense ; la détermination à être admises dans la troupe également. De toute évidence, les dieux n’allaient pas apprécier ! Violant toutes les traditions du Kathakali, Taran avait cédé : Adénora et Maélie, costumées, s’apprêtaient à entrer en scène. Impossible de les reconnaître sous les masques.

Progression de lecture...
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Docbird
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Voici un roman que j'ai trouvé assez étrange et original, avec un mélange entre rites et traditions ancestrales, et modernisme, qui vont provoquer beaucoup de malheur. le récit oscille entre moments où la réalité, souvent cruelle, domine, et d'autres où l'esprit se rend d'autres contrées, et où les dieux se jouent des hommes. Taran et Devin vont vivre des destins similaires, marqués tous les eux dans leur chair par la haine des hommes, et devant vivre leur amour cachés, ce qui va entraîner d'autres malheurs. Un titre qui invite à se rendre dans des dimensions de l'esprit, avec des rites et des formules qui peuvent influer la vie, et où les dieux, quelle que soit la culture, décident du destin des hommes et des femmes.
Claudine
Claudine
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Je viens de terminer le roman de Sarah Oling, le Naja d'Émeraude, qui est un véritable joyau à la fois de la précision des faits historiques de l'Inde et des mystères de leur croyance... Très vite, on se laisse emporter par cette terre fabuleuse, presque indéchiffrable. Un envoutement, par la magie des mots, est nécessaire, pour entrer dans la densité colossale de ce pays, où les animaux ont un rôle déterminant à jouer. Ici, la spiritualité rivalise constamment avec les pulsions physiques. Les personnages principaux sont très attachants. C'est dans un décor grouillant de castes qu'apparait une vieille mendiante, sorcière, qui tire tous les fils du récit, par des métamorphoses en tout genre. Ce livre se lit comme un film, il est d'une grande épaisseur : mi roman noir, mi-roman policier, mais avec une étincelante poésie, Les systèmes de la pensée orientale se dévoilent peu à peu à nous et donnent au roman une dimension didactique, J'ai ressenti une émotion pure, ce roman ne peut qu'enthousiasmer un public en quête de rêve, de dépaysement, d'aventures insolites. Tout le mérite de Sarah Oling est d'avoir su diriger son texte comme un chef d'orchestre conduit plusieurs partitions, avec dextérité. L'histoire a commencé avec une malédiction prononcée par kali la noire, qui sera le fil conducteur du roman, il se termine en forêt de Brocéliande ... A lire, toute lumière tamisée et en laissant quelques bâtons d'encens se répandre en volutes, le temps de la lecture…
Echoss
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La trame dont est tissée ce livre est une malédiction de Kali. Non pas ce celles qui détruisent pour reconstruire mais de celles qui condamne. Comment y échapper ? Par la danse ou par l'amour qui tirent les fils de bonheurs éphémères. Un oeuvre poignante dans l'Inde française; éphémères comptoirs d'histoires éphémères.
Inde en Livres
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Dans son nouveau roman, "Le Naja d’Émeraude", Sarah Oling — dramaturge, comédienne, conférencière et journaliste française — nous invite à un voyage sensoriel et spirituel au cœur de l’Inde coloniale. Avec "Le Naja d’Émeraude", elle signe un récit audacieux où se croisent romance, mystère, fantastique et tragédie, dans une fresque à la fois envoûtante et déroutante. Un roman hybride et ambitieux Sarah Oling ne se contente pas de raconter une histoire d’amour : elle explore la frontière entre le spirituel et l’humain, entre la grâce et la malédiction. Son écriture, lyrique et foisonnante, plonge le lecteur dans une succession d’ambiances — tour à tour sensuelles, mystiques, dramatiques. L’autrice ose tout : visions divines, passions interdites, malédictions ancestrales. Ce mélange des genres, parfois déroutant, donne au roman une intensité rare, même si certains passages paraîtront à certains lecteurs un brin exagérés ou stéréotypés. Le roman séduit d’abord par sa richesse d’atmosphère : chaque page respire la moiteur, les parfums et les mystères de l’Inde. Les personnages de Taran et Devin, traversés par des forces qui les dépassent, incarnent avec justesse le combat entre le destin et le libre arbitre. Cependant, on regrette que les deux jeunes femmes du récit restent parfois en marge de l’intrigue, et que le titre du roman — pourtant magnifique — demeure lié uniquement au nom de la troupe de danse, sans prolongement symbolique plus fort.Roman hybride, sensuel et mystique, "Le Naja d’Émeraude" captive par son audace et son atmosphère unique. Sarah Oling y déploie une imagination foisonnante, flirtant sans cesse avec les limites du réalisme. Certains lecteurs y verront une œuvre trop dense ou théâtrale ; d’autres, au contraire, se laisseront emporter par cette romance tragique où se mêlent passion humaine et divinités destructrices. Quoi qu’il en soit, "Le Naja d’Émeraude" s’impose comme une lecture marquante, à la croisée de la poésie, du conte et du drame, de la lumière et des ténèbres. De Pondichéry à la forêt de Brocéliande. La superbe couverture, contenant tous les marqueurs indiens du livre, achève d’en faire un roman à découvrir.Entre passion et fatalité, Sarah Oling fait danser ses personnages sur le fil du sacré. "Le Naja d’Émeraude" est un roman incandescent, où les dieux observent en silence.
Julie
Julie
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Hier soir je me suis installée confortablement avec le Naja d'Emeraude...quel bonheur. Je l'ai dévoré…. Impossible de m'arrêter. Ce roman est fait de multiples rebondissements et de sentiment entremêlés. L'écriture est somptueuse. Les descriptions, tant historiques que culturelles ou cultuelles nous aident à voyager dans votre récit. Je ne savais plus, parmi tous ces personnages, traversés par de multiples événements tragiques, ce qui était juste ou divin...Taran et Devin, vos héros principaux sont les représentants de la déchirure profonde de nombre d'Indiens, par leur double appartenance anglo indienne, qui les exposent à la colère des dieux. Quel livre bouleversant. Votre description de l'amour inconditionnel entre certains personnages est tellement profonde, et, de plus, grâce à vous, nous nous immergeons dans l'atmosphère et l'histoire complexe de l'Inde, ce pays si beau et si mystérieux, pour nous. Je souhaite que ce livre traverse le monde entier ! Encore merci de nous avoir offert ce récit qui exalte les sens et l'imaginaire
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La boîte à questions

Voici une nouvelle recette gourmande des Indes.

Le thé Chai

Ingrédients traditionnels pour 6 personnes :

– 2 L d’eau

– 600 ml de lait (végétal ou animal)

– 150 g de thé noir

– 2 c. à s. de gingembre frais râpé

– 2 c. à c. de cannelle moulue

– ½ c. à c. de clous de girofle moulus

– 1 pincée de poivre noir moulu

– 1 pincée de noix de muscade moulue

– 1 fleur de badiane

– 10 capsules de cardamome

– 125 g de sucre

Préparation

• Mettre l’eau à bouillir avec le thé, le gingembre, la cannelle, le poivre, la noix de muscade, les clous de girofle moulus, la badiane et les capsules de cardamome 10 à 15 minutes.
• Ajouter le lait et le sucre. • Mélanger jusqu’à frémissements puis ôter du feu et laisser infuser 5 minutes. • Filtrer et servir.

Pondichéry de nos jours

Histoire de Pondichéry

En 1673, la Compagnie française des Indes orientales fondée par Colbert, nous sommes sous le règne de Louis XIV, acheta un village au sultan de Bijapur, sur la côte du Coromandel. C'est un des rares lieux non encore occupés par les Anglais, ou les Portugais, arrivés les premiers dès 1521, avec Vasco de Gama, puis suivis par les Hollandais en 1618, les Danois en 1624 . Et bien avant, les Grecs et les Romains commerçaient déjà dans la région Le 1er comptoir français est créé en 1686 et prend son essor en 1700 grâce à Dupleix. Il fut suivi de Chandernagor en 1688, puis Mahé en 1721, Yanaon en 1731 et Karikal en 1739. Entre-temps, les Hollandais reprirent la ville (200 habitants à l'époque) en 1693, et tracèrent les rues suivant un plan en damier. François Martin racheta la ville aux Hollandais et il y fit construire un fort à la Vauban (le fort Saint-Louis), achevé en 1706. La ville est rasée par les Anglais en 1761, et reconstruite par les Français en 1763. 40 années de guerre ont fait que, par trois fois, Pondichéry repasse sous la domination anglaise, puis française. et définitivement française en 1815. Le comptoir restera français jusqu'en 1954, où il fut rétrocédé à l'Inde, avec Yanaon et Karikal, sur la côte de Coromandel, Mahé sur la côte de Malabar et Chandernagor au Bengale. Le traité a été signé par le Général de Gaulle et Nehru en 1962. (lors de la proclamation de l'indépendance de l'Algérie). Mais au contraire des autres colonies, les comptoirs n'étaient pas des conquêtes militaires, mais des arrangements commerciaux avec les populations et gouvernements locaux. Lors de la scission, les habitants eurent le choix de rester français ou indiens. 5000 familles tamoules firent le choix de demeurer françaises, elles sont 7000 actuellement...

Pondichéry de nos jours : Les Français de Pondichéry font souvent une carrière en France (dans l'armée, ou l' administration ...) et reviennent perpétuer la tradition et le mode de vie "à la française" dans ce coin de l'Inde. L'aspect de la ville de Pondichéry est à peu près tel qu'il fut dans les années 1930.